
L'IMMOBILIER POURSUIT SON REDRESSEMENT MAIS IL RESTE FRAGILE Tous les jours, le CSF est sollicité par des Français désireux d'acquérir un logement. Ce sont plus de 70 000 contacts reçus dans l'année. L'étude régulière de ces appels apporte un éclairage différent de celui des baromètres ou études qui s'appuient sur les acquisitions faites et notariées. Le CSF apporte ainsi une vision amont située 3 à 4 mois avant que les propriétaires entrent dans leurs murs. Les chiffres du deuxième trimestre confirment la tendance positive enregistrée le trimestre précédent. A période égale, les rendez-vous sur un projet d'acquisition de logement augmentent encore de 14%. D'ailleurs, le degré de maturité des projets s'amplifie puisque dans 29% des cas, le compromis est déjà signé. Il faut remonter à 2008, avant la crise, pour retrouver une telle proportion. Néanmoins, depuis mai, les contacts reçus tout en amont du projet, avant le rendez-vous, ont légèrement baissé de 4% versus 2009. Il est évidemment encore un peu tôt pour en tirer des conclusions mais cet indicateur, couplé aux différentes mesures gouvernementales envisagées pour réduire les aides d'accession à la propriété, donne une perspective plus incertaine de l'évolution du marché immobilier. Un essoufflement probable de l'activité sur les foyers les plus modestes Le déséquilibre grandissant entre l'offre et la demande de bien immobilier tire inéluctablement les prix vers haut et les efforts consentis par les ménages pour acquérir leur logement s'amplifient. La mensualité médiane remboursée dans le cadre du prêt immobilier s'établit à 762€ sur le 2ème trimestre 2010 versus 702€ sur le 1er trimestre 2010 soit 8.5% de hausse. Conséquence : les foyers les plus modestes commencent à décrocher. Le pourcentage de prêt à taux zéro, qui étaient déjà passés de 35% début 2009 à 30% en mars 2010, poursuit sa chute : 28% en juin 2010. La pierre reste une valeur refuge Crise aidant, et malgré la hausse des prix, les fonctionnaires continuent de faire de l'accession à la propriété un mode d'épargne prioritaire. En effet, les intentions d'achats immobiliers restent élevées : 31.5% des sondés déclarent vouloir réaliser un tel projet dans l'année à venir, contre 21% fin 2008. Ce taux est certes en repli de 3 points par rapport au premier trimestre 2010 mais cette tendance reste forte. Et pour cause : comme pour le trimestre précédent, acquérir sa résidence principale » est pour 45% des fonctionnaires interrogés le meilleur moyen de préparer sa retraite LE MORAL DES FONCTIONNAIRES Lorsque les fonctionnaires évaluent leur situation professionnelle sur les 12 derniers mois (condition de travail, reconnaissance, évolution de carrière), les indicateurs sont relativement homogènes. Au mieux, la situation est restée stable, au pire, elle s'est légèrement dégradée. La question du pouvoir d'achat reste par contre une source de préoccupation : 64 % estiment qu'il diminue (nettement ou légèrement). Cette tendance est malgré tout restée stable par rapport au trimestre précédent. Le plus marquant reste le regain de pessimisme des fonctionnaires sur l'avenir : ils sont 54% à penser que leur situation globale va se détériorer (nettement ou légèrement) dans les 12 mois à venir. C'est le taux le plus élevé enregistré depuis octobre 2008 qui correspondait alors à une période très critique de la crise financière. Les informations de ce Communiqué sont issues de deux souces : l'analyse journalière des contacts immobiliers reçus par le CSF (plus de 70 000 à l'année) et la réalisation d'un sondage en ligne trimestriel donnant 1000 réponses respectant les poids relatifs des trois fonctions publiques (Etat, collectivités territoriales, hopitaux), destranches d'âge et des catégories A, B, C.
Avis CSF : si vous désirez financer votre logement, CRESERFI, l'établissement financier du CSF, propose des solutions de crédits, même sans apport. Cliquez ici pour en savoir plus.